Des travaux en dépit du bon sens … l’Eglise Saint Vincent

 « Un emplâtre sur une jambe de bois »

Ce dossier vous présente les travaux réalisés autour de l’Eglise Saint-Vincent afin de remédier aux problèmes de délitement (décomposition) des pierres de taille situées à la base de l’église.

Depuis 2010, le conseil de fabrique alertait le maire, l’actuel, également membre de droit du conseil de fabrique, concernant ce phénomène qui s’accentuait de plus en plus.

Plusieurs réunions ont eu lieu, 2010, 2012, 2014, 2016 pour arriver à la réalisation de travaux qui ont consisté en « la construction d’un mur qui enveloppe les soubassements avec projection d’un béton hydrofuge et projection sur le mur d’un enduit de finition avec pose de couvertines afin d’éviter les infiltrations ».    

Le problème n’est pas résolu.

La commune qui est « maître d’ouvrage » (Celui qui est à l’origine de la commande du chantier) a assuré la maîtrise d’œuvre (Le maître d’œuvre est la personne chargée de la conception du projet. Il assure le suivi des travaux et la coordination des différents corps de métiers sous les ordres du maître d’ouvrage).

Comment expliquer que le maire (ingénieur du BTP selon ses dires), son adjoint aux travaux (depuis plusieurs années) aient accepté ce cache misère.

Faut-il y voir un lien avec les élections municipales de mars 2020 afin de vous faire croire que le problème est résolu ?  Il ne l’est pas.

Ci-après des conclusions de professionnels du BTP : « Un mur cache-misère à  29 000 € HT. Des travaux onéreux qui ne résolvent en rien la problématique. Aucun sondage du sol n’a été réalisé. Les remontées capillaires vont probablement se poursuivre en dépit du mur ajouté.La couvertine * n’est pas étanchéifiée correctement. La conception et l’élaboration de l’ouvrage resservent bien des surprises ».

Faut-il rappeler que ce sont les faulquinois et les Chémerois qui payent ?

*Couvertine : élément de protection et d’étanchéité de la partie supérieure d’un muret. Elle est également appelée « couvre-mur ».